23/11/09

Déplorable constat : les donneurs de leçons ne disparaissent jamais. Ce sont certes bien les seuls, chaque défaut se corrige, je crois. Ce doit être mon aspect humaniste, qu'en sais-je. Hélas, jaloux car à la tête d'une vie ratée, ils tentent de jouer les moralisateurs, n'ayant rien d'autre pour combler la banalité absolue de leur quotidien. Je ne le répèterai jamais assez : La seule vérité se trouve dans le miroir.
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# Posté le lundi 23 novembre 2009 15:17

21/11/09

Les enfants de 45 devaient être les plus heureux. Ils ne le savaient certainement pas, mais avaient tout à reconstruire. Les enfants du nouveau monde étaient ceux de l'espoir.

# Posté le samedi 21 novembre 2009 06:04

20/11/09

Oui, je fais très certainement partie de cette génération de dépressifs chroniques, écrasés par le poids d'un contexte qui les presse sans cesse, qui ne leur garantie qu'une vie douloureuse et sans espoir. Oui, je suis le fruit du temporaire, de l'échec qui s'efface en un clic en cas de cliché flou. Oui, je suis le fruit de la culture du beau, auquel je ne peux m'empêcher de me comparer pour mieux sombrer dans le "je ne suis pas - j'aimerai être - je ne serai jamais". Non, je ne suis pas heureux, car reconnaître l'être serait perdre le seul espoir qu'il me reste : connaitre un meilleur lendemain.
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# Posté le vendredi 20 novembre 2009 07:25

Modifié le samedi 21 novembre 2009 06:04

18/10/09

Oui, mais arriver à cette conclusion ne mène nul part. Raisonnement en trois étapes :
1°/ Je n'ai pas suffisamment d'argent à gâcher en payant un psy.
2°/ Je sais le faire tout seul, simplement grâce à des blogs.
3°/ Je n'ai donc pas changé.

La conclusion, l'absence de changement, est peut être effrayante? Je suis au même point depuis tant de temps? (Retour sur les dernières années, re-visionnage du fil de ma vie, bilan) : Non. Certainement pas. Je suis beaucoup moins stupide (du moins, je le crois). Si c'était à refaire, je ne quitterai pas la maison de Johann, et je ne me ferais pas attraper par la B.A.C. Certain!

Je pense qu'avant d'aller de l'avant, il faut nécessairement se remémorer tout ce qui a pu se passer précédemment, faire la paix avec soi même et accepter toutes ses erreurs passées. S'auto-pardonner en somme, ne plus avoir honte de ce qu'on a pu faire. Alors je n'en suis pas certain mais je pars de ce constat. Disons que j'ai tout oublié.

Ca fonctionne?

# Posté le dimanche 18 octobre 2009 12:23

Modifié le samedi 21 novembre 2009 06:05

18/10/09

En 2008 - 2009, les choses étaient claires, et simples. Il y avait un état d'esprit du à cette forme de solitude totale dans laquelle Rouen m'a plongé. La première année a été une sorte de bonheur pur en binôme, une sorte de cocon protecteur, mais également une année catastrophique au niveau relationnel qui a démultiplié tous mes défauts (timidité, angoisse, peur de ma propre image). Quand Fred est arrivé, le mal était déjà fait. Quand Fred est parti, la déchirure (que j'ai renfloué, et que je renfloue toujours) a été trop profonde. Quand Johann est arrivé, c'était trop tard : je ne compte plus les fois où j'ai dit "non", quand j'en aurai voulu plus pourtant, je n'ai jamais su quoi dire, quoi faire.

Ma troisième année de fac est une sorte de monstre hybride, sans réelle approche. Il y avait des bons côtés (le retour de Johann, Vince et la redécouverte de ce qu'est un "pote"), et des mauvais (j'ai longtemps été le centre des critiques, il y avaient des raisons). Mais je ne peux revivre que ces instants uns à uns, incapable de rassembler les choses dans un ensemble. Mon esprit était déjà parti, dans ce lieu totalement inconnu qui symbolisait mes espoirs nouveaux (Lyon). A Lyon, je serai totalement différent (non), je ferais table rase de tous mes soucis (non).

A Lyon, je devrais aller voir un psy.
(Oui).
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# Posté le dimanche 18 octobre 2009 12:02

Modifié le samedi 21 novembre 2009 06:05